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Vous connaissez la chanson : vous avez enfin réussi à mettre de côté une jolie somme après des mois d'économies. Votre plan initial ? Refaire la déco de la maison, puisque votre studio est déjà bien rempli. Et puis, l'annonce de l'ASM Leviasynth tombe, et tous vos nobles projets s'écroulent. Ça vous démange, vous ne pouvez plus résister... et vous l'ajouter à votre panier. Ces dernières années, l'ASM Hydrasynth a prouvé qu'il était un appareil incontournable, un synthétiseur véritablement magnifique. Ce Leviasynth (à nouveau un monstre mythique côté patronyme) reprend clairement le format de l'Hydrasynth. Mais attention : ce Leviathan n'est pas une Hydre ! Et tout comme l'ASM Diosynth est un produit totalement différent, c'est avec un regard neuf qu'il faut aborder ce Leviasynth.
La synthèse au cœur de l'ASM Leviasynth
Vous remarquerez quelques différences mineures par rapport à l'Hydrasynth, mais ce sont les évolutions majeures qui retiennent l'attention. Tout d'abord, le modèle de synthèse repose sur des algorithmes : c'est l'algorithme choisi qui définit la manière dont les oscillateurs interagissent entre eux. La seconde différence majeure concerne justement ces oscillateurs. Là où l'Hydrasynth Deluxe propose déjà seize voix avec trois oscillateurs par voix — ce qui est déjà impressionnant —, le Leviathan place la barre encore plus haut. Il offre également seize voix, mais chacune dispose de huit oscillateurs, avec plus de 300 formes d'ondes disponibles par oscillateur. C’est ici que le véritable sound-designer peut laisser libre cours à sa créativité. Ajoutez à cela cinq enveloppes, cinq LFO, un filtre numérique ET un filtre analogique, ainsi qu'une section d'effets complète, et vous comprenez vite que vous plongez dans un océan de possibilités où la seule limite sera votre imagination.
Algorithmes
Ne vous y trompez pas : sous son look familier, le Leviasynth n’a rien d’un Hydrasynth. Il délaisse la synthèse par tables d’ondes et les fameux « mutants » de l'Hydra pour une architecture basée sur les algorithmes et les huit oscillateurs déjà mentionnés. Avec 144 algorithmes disponibles et la possibilité de concevoir votre propre structure pour chaque patch, les possibilités sont immenses. Pour ne citer que quelques exemples : la synthèse FM est évidemment à portée de main, tout comme la distorsion de phase, la modulation de phase, la synchronisation et le PWM. Un mot enfin sur les enveloppes : quiconque a de l'expérience en FM sait qu'un opérateur se doit d'avoir sa propre enveloppe. C'est précisément le cas ici : chacun des huit oscillateurs possède sa propre enveloppe de volume. Les cinq enveloppes mentionnées précédemment sont plus globales, et donc partagées par l'ensemble du timbre. Au vu de la forte ressemblance visuelle avec l'Hydrasynth, il était primordial de préciser ces détails.
Autres possibilités
L’Hydrasynth se distingue par un niveau de raffinement exceptionnel, que vous retrouverez intégralement sur le Leviasynth. À commencer par l’atout majeur qui a fait la réputation d'ASM : ce clavier au toucher remarquable doté de l’aftertouch polyphonique, sans oublier la compatibilité MPE. Vous disposez à nouveau du fameux ruban de contrôle (ribbon strip) pour donner vie à toutes vos aspirations à la Blade Runner. Le Leviasynth s’intègre également avec aisance à votre système Eurorack grâce à ses ports CV/Gate. Côté mémoire, vous bénéficiez d’un espace plus que généreux pour sauvegarder vos presets, tandis qu'une matrice de modulation à 32 emplacements vient parfaire l'ensemble. Enfin, et c'est une première pour la marque : ce modèle est le tout premier synthétiseur ASM à arborer un clavier de 61 touches. En résumé, si l'investissement est réel, vous avez ici affaire à un monstre de puissance, que nous recommandons sans réserve aux puristes du sound-design !