Les voice-overs, on ne les voit pas. C’est par le son qu’ils transmettent le message. Pourtant, certains voice-overs ne vous font pas seulement entendre quelque chose, ils vous font aussi voir, ressentir, sentir ou même goûter. Comment y parviennent-ils ? L’empathie et le talent d’interprétation sont bien sûr indispensables. Mais il est tout aussi important de savoir ce que vous faites, afin de pouvoir l’utiliser consciemment. L’auteure invitée Myra Grünning vous en dit plus. Elle est orthophoniste, coach vocal et voice-over.

6 manieren om als voice-over expressiever te zijn

#1. Intonation

L’intonation apporte de l’enthousiasme et de la vivacité. Une intonation limitée donne souvent une impression de désintérêt. Mais elle peut aussi paraître sérieuse ou experte. Trop d’intonation peut sembler enfantin ou exagéré. Vous pouvez stimuler l’intonation en bougeant davantage : accompagnez vos mots avec les mains, ou utilisez la mimique ; votre voix montera et descendra alors plus naturellement. Attention à répéter toujours le même schéma d’intonation : cela sonne monotone, ou « lu ». En plus, une intonation incorrecte peut faire passer un mauvais message ; par exemple, en français, l’accent peut changer le sens : “Il a augmenté” n’a pas la même intention que “Il a augmenté ?”. Soyez conscient de ce que vous dites. Ainsi, votre intonation restera naturelle et spontanée.

#2. Volume

Dire quelque chose fort donne une impression de confiance et de puissance. Parler doucement crée de l’intimité et sonne amical ou mystérieux. Si, en tant que voice-over, vous « vous glissez dans votre micro » et parlez doucement, avec un peu d’air dans la voix, vous attirez votre public vers vous. En variant le volume au sein d’une phrase, vous placez des accents dans votre voix. En disant quelque chose plus fort, ou justement plus doucement, vous attirez l’attention dessus. Le volume et l’intonation se stimulent mutuellement. Dites par exemple la phrase : “Allez vite au magasin, maintenant !”. Le mot ‘vite’ sera prononcé plus fort et plus aigu que “Allez”. Le/la lecteur/trice est ainsi, sans s’en rendre compte, incité(e) à ne pas attendre ! Attention à « l’effet bougie qui s’éteint » : un volume qui s’effondre en fin de phrase, ce qui fait craquer la voix ou la rend incompréhensible. Une posture active aide à produire du volume : asseyez-vous bien droit !

#3. Tempo

Parler lentement donne une impression de fiabilité et de maîtrise. Parler vite renvoie une image énergique et jeune. Mais le tempo influence aussi l’intelligibilité. Plus vous parlez vite, plus l’articulation devient difficile. Parfois, c’est tellement difficile que des syllabes se télescopent et disparaissent : on appelle cela « l’effet de télescopage ». Pensez à : “j’sais pas” (je ne sais pas) ou “p’tit déj’” (petit-déjeuner). Les changements de tempo déterminent le rythme d’une langue. Naturellement, le tempo varie au sein des phrases que nous prononçons. Un tempo constamment identique sonne comme un robot. Vous pouvez vous entraîner à parler plus lentement en prenant conscience des syllabes : frappez dans vos mains à chaque syllabe que vous prononcez.

#4. Pauses

Les pauses peuvent se situer entre deux phrases, mais aussi à un endroit logique à l’intérieur d’une phrase. Avec des pauses, vous donnez à l’auditeur le temps de traiter votre message et vous pouvez mettre certains mots en valeur. En… attendant un instant dans la phrase, vous captez l’attention et vous donnez du poids au mot qui suit. Déterminez à l’avance les mots importants de votre texte et testez une pause juste avant. N’en faites pas trop, sinon vous obtenez ce ton « commentateur sportif / présentateur météo » : “Mais aussi ce matin. des températures basses. avec. de fortes. gelées. par endroits.”

#5. Timbre

Chacun a son timbre, reconnaissable, mais vous pouvez aussi déformer votre voix consciemment. L’enrouement, par exemple, peut être intime ou mystérieux : vous attirez à nouveau le public vers vous. Vous pouvez accentuer des mots en serrant ou en pressant légèrement la voix. Si, dans la phrase : “c’était vraiment très beau !”, vous prononcez le mot ‘vraiment’ avec une légère pression, vous renforcez l’idée de ‘beau’. C’est un peu comme si vous utilisiez une puissance contenue. En plus, vous pouvez jouer un personnage avec un timbre particulier ; pensez à une dame très snob ou à un jeune agressif.

#6. Articulation

L’articulation concerne la prononciation. Un accent en fait également partie. Malheureusement, on attribue souvent des traits négatifs aux personnes qui parlent avec un accent. Elles seraient moins intelligentes, plus paresseuses ou moins sociables que celles qui n’en ont pas. En tant que voice-over, vous pouvez bien sûr exploiter ce fait, surtout si vous jouez un personnage. À l’inverse, parler avec un accent peut aussi vous rendre plus crédible ; pour enregistrer une voix off pour une radio locale dans le Sud de la France, il peut être utile que votre accent sonne, au minimum, un peu « du coin ».

Bref, vous avez de nombreuses possibilités pour donner de la couleur et de la vie à votre message. Se mettre dans la peau de la situation et visualiser clairement l’auditeur sont la base. Ensuite, vous pouvez affiner votre voix avec les aspects ci-dessus.

Sur quel aspect avez-vous encore besoin d’aide ? Dites-le-moi. Vous êtes cordialement invité(e) à passer.

Pas de réponse

Pas encore de commentaires ...

Laisser un commentaire