Plus d’attention pour votre musique ? Le « positionnement » est la réponse
Publié le lundi 15 juin 2026
Trouvez-vous difficile d’agrandir votre fanbase ? Et n’avez-vous aucune idée de ce que vous devez publier sur Facebook et Instagram ? Vous voulez plus de likes, plus de visibilité et plus de dates de concert — bref, plus d’attention pour votre musique — et vous savez que, pour y parvenir, vous devez être plus visible. Mais avec quoi ?! Le « positionnement » est la réponse à toutes ces questions. La blogueuse invitée et musicienne Mirjam Sieben de Onlightning partage dans cet article des conseils, en s’appuyant sur le groupe Stompin’ Grounds.

Ennuyeux ?
Le positionnement est la base essentielle que vous posez pour réussir le marketing (en ligne) de votre musique. Sauf que… le « positionnement ». Ça sonne un peu ennuyeux. Comme un chapitre imposé dans un manuel de marketing à l’école. Mais une fois que vous comprenez ce que c’est et que vous commencez à l’utiliser de manière pratique, vous vous rendez compte que ça fonctionne — et ça devient tout de suite beaucoup plus fun !
Stompin’ Grounds
Un groupe qui s’y est attelé activement, c’est Stompin’ Grounds. Le chanteur/bassiste Jesse raconte ce que la réflexion autour de leur positionnement — et sa mise en place — leur a apporté : « Cela nous a donné une vision plus claire de ce que nous voulons faire précisément en tant que groupe, et de la manière dont nous voulons être perçus. Nous avons aussi découvert quelles actions produisaient le résultat recherché, et lesquelles non. Grâce à ces insights, nous faisons aujourd’hui plus attention à ce que nous faisons et à la façon dont cela est reçu par notre public. »
Sources d’inspiration
Pour commencer à travailler votre positionnement, vous commencez par vous comparer. Une démarche que beaucoup de musiciens n’aiment pas trop. « Parce que ma musique est unique, non ?! » et « Nous, on ne rentre dans aucune case ! » Pourtant, c’est une excellente base de départ, car vous avez besoin de repères qui soient déjà familiers à des fans potentiels. Et inversement : vous pouvez apprendre à connaître votre fan idéal(e) dès que vous savez quels autres artistes plaisent à ces fans potentiels. Ensuite, vous pourrez vous appuyer là-dessus tout au long de votre marketing : pour vos posts sur les réseaux sociaux, la promo de vos concerts, l’envoi d’e-mails et la publicité sur Facebook et Instagram, par exemple.

Stompin’ Grounds (photo : Mitchell Giebels)
Mettre les choses dans des cases
« Pour ceux d’entre nous qui aiment mettre les choses dans des cases, Stompin’ Grounds, c’est Pokey LaFarge meets Triggerfinger. Nœud papillon, chaussures classiques, bretelles assorties et une télé des années 50 : tout colle », écrivait le média musical néerlandais 3voor12/Limburg au sujet de Stompin’ Grounds. Dans la première phrase, on voit un exemple parfait : les gens (et la presse) aiment créer des liens avec ce qui est déjà connu.
Plus d’engagement et plus de possibilités
« En approfondissant la recherche sur nos sources d’inspiration, on a d’abord découvert beaucoup de musique nouvelle pour nous », explique Jesse. « Ensuite, cela nous a aussi donné une perspective plus large sur tout ce à quoi notre musique et notre style peuvent s’accorder. On se mettait toujours dans un coin très spécifique, mais en regardant plus loin, en remontant à l’origine, on s’est retrouvé face à une infinité de possibilités, autant sur le plan musical que visuel et promotionnel. On l’a implémenté en jouant avec ce que l’on montre de nous sur les réseaux sociaux. En l’appliquant, on a très vite remarqué que l’engagement de nos fans augmentait via les réseaux sociaux. »
Genre et niche
D’après vous, qu’est-ce qui est le mieux, en termes d’impact : être un petit poisson dans l’océan, ou un gros poisson dans une mare ? Bien sûr, la deuxième option ! Parce que si vous êtes un gros poisson dans une mare, vous pouvez créer des ondes à la surface. Vous pouvez avoir de l’impact, au lieu d’être obligé de suivre chaque vague provoquée par les autres. Vous vous démarquez davantage, et vous vous faites moins vite « avaler » par des poissons plus gros. Autrement dit : mieux vaut être un « grand artiste » dans une niche qu’un « petit artiste » dans un genre énorme.
Qu’est-ce qu’une niche ?
« Une niche est une petite partie délimitée, composée de facteurs ou de conditions, dans laquelle une spécialisation peut s’épanouir », d’après Wikipedia. En musique, une niche est donc une « spécialisation » au sein d’un genre donné. Vous pouvez diviser les genres en 2 couches (genre et sous-genre), et les niches aussi (niche et micro-niche). Le sous-genre est donc un peu plus spécifique qu’un genre ; une niche est une spécialisation à l’intérieur ; et avec une micro-niche, vous indiquez ce qui rend votre produit si unique et différent.
Exemple : genre et niche
Jesse explique : « Le genre, le sous-genre, la niche et la micro-niche de Stompin’ Grounds sont : Blues -> Blues rock -> Texas Blues -> Gypsy Blues. Avoir cette structure bien claire nous a poussés à regarder encore plus d’artistes qui se rapprochent plus ou moins de notre style et de notre musique. On se demande aujourd’hui beaucoup plus : que font-ils ? Comment font-ils ? Et comment le montrent-ils ? »
One-liner
En tant qu’artiste, vous devez souvent expliquer à quoi ressemble votre musique et à quoi les gens peuvent s’attendre. Une one-liner (aussi appelée elevator pitch) est très utile pour ça : c’est un message court, facile à partager, en ligne comme hors ligne. Ainsi, vous n’aurez plus jamais à faire un discours de cinq minutes quand on vous demande quel type de musique vous faites. Si vous n’avez jamais écrit de one-liner, l’idée de devoir résumer toute votre expérience et vos accomplissements peut sembler écrasante. Sachez que vous n’avez pas besoin de tout faire tenir dans votre one-liner. Le seul objectif ici, c’est de décrire votre musique avec le moins de mots possible, pour que les gens comprennent à quoi s’attendre et aient envie d’en savoir plus.
Exemple de one-liner
Dans votre one-liner, vous intégrez votre (micro)niche, deux artistes comparables, un ou plusieurs Unique Selling Points (comment vous différenciez-vous des autres dans votre niche ?) et éventuellement des wildcards (des mots qui décrivent votre musique et/ou votre live). Jesse explique quelle est la one-liner de Stompin’ Grounds et comment ils l’utilisent : « Three gentlemen that make you shake your butt, mixing the Stompin’ beats of Texas Blues with the virtuosity of Django Reinhardt’s Gypsy Swing!” « Cette one-liner est visible sur tous nos canaux. On ne la reprend pas toujours littéralement, mais on essaie de mettre l’accent sur l’énergie, le style vintage, les influences non occidentales et le côté dansant de la musique. »
Quelle est votre « one-liner » ? Dites-le-nous en commentaire !
Voir également
» Savez-vous, en tant que musicien, qui est votre public cible ? Posez-vous ces 6 questions.
» Transformez vos abonnés en fans – 6 conseils social media pour les artistes
» Musicien : générez un revenu mensuel avec un système d’adhésion !
» Faut-il encore réaliser un album vinyle ? 6 raisons
» Plus de fans ? Suivez les 5 étapes de ce funnel marketing
» Comment réaliser un clip vidéo à petit budget ? Voici les 12 étapes à suivre !
» Rider technique – Qu’est ce que c’est et que contient-il ?
» Se produire en live streaming avec un son de bonne qualité – voilà comment faire !
» 10 manières d’être productif chez soi quand on est musicien
» Photographier un concert – un mini-cours
» Stimuler votre carrière musicale en prenant 5 habitudes
» Comment adopter une attitude professionnelle en tant que DJ ?






Pas encore de commentaires ...