Le nombre de plug-ins pour DAW augmente de jour en jour. Dans cet article, notre blogueur invité Davey Jonez se penche sur une question essentielle : quelles sont les principales différences entre les plug-ins fournis d’origine avec votre DAW et les plug-ins commerciaux vendus séparément ? Valent-ils l’investissement ?

Évolution des plug-ins

Cette évolution a commencé il y a déjà plus de 25 ans, lorsque Steinberg a mis sa première documentation à disposition des développeurs pour leur permettre de lancer des plug-ins tiers sur le marché. Mon tout premier plug-in externe était le Sweep Delay de DB Audio Ware. Alors certes, ces premiers plug-ins étaient loin d’être extraordinaires, mais aujourd’hui, les possibilités sont devenues infinies. Prenez le sampling : autrefois, on gérait à peine quelques mégaoctets en mémoire vive, alors qu’aujourd’hui, ce sont des gigaoctets entiers qui sont engloutis. Et que dire des réincarnations de synthétiseurs mythiques, comme ceux de l’Arturia V Collection ?

Tout le monde utilise des plug-ins

Entre-temps, le plug-in est devenu un outil incontournable, quel que soit le logiciel utilisé. Les DAW actuels offrent une compatibilité étendue avec divers formats comme le VST ou le plus récent format CLAP. Grâce à cela, étendre son installation avec de nouveaux effets ou instruments est plus simple que jamais. Mais cela crée aussi un problème de riche : l’embarras du choix. Nous y reviendrons.

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Travailler plus confortablement

Les plug-ins livrés de série avec les DAW ne sont pas particulièrement réputés pour leur interface ultra-soignée. Ils affichent plutôt un look… spartiate. Ableton Live en est probablement le meilleur exemple. Pourtant, Live propose largement assez de plug-ins natifs pour obtenir un excellent rendu final. À l’inverse, les plug-ins de Logic Pro et d’autres logiciels ont une bien plus belle allure, ce qui rend leur utilisation beaucoup plus agréable au quotidien.

Un plug-in supplémentaire est parfois tout simplement indispensable

Il n’y a pas que les synthétiseurs virtuels, comme le Reveal Sound Spire, qui représentent un excellent complément pour votre arsenal. Parfois, c’est d’un outil de précision dont on a besoin. Les outils de chez FabFilter en sont le parfait exemple. Avec leur égaliseur Pro-Q 3, on dispose de différents types de filtres, d’un EQ dynamique, d’une fonction de comparaison et de matching de courbes, et bien plus encore. Ce sont des fonctionnalités que l’on ne retrouve pas vraiment dans un plug-in standard fourni avec un DAW.

Émulation et saturation : plus vrai que nature ?

L’audio numérique grand public existe depuis environ 25 ans. Au début, la principale critique était que l’audio numérique sonnait de manière stérile. Et c’est assez vrai : depuis une dizaine d’années, on a vraiment compris qu’il nous manque une certaine couleur sonore, sous la forme de saturation. Un besoin énorme est aussi apparu : redonner vie à d’anciens appareils analogiques, synthés et périphériques via des plug-ins. Sont-ils identiques à leurs équivalents physiques ? En général : non. Un plug-in de compression réagit souvent un peu différemment de la machine d’origine. Pourtant, ils ont souvent une couleur sonore particulière et une façon de se piloter qui leur est propre. C’est donc très intéressant si vous cherchez un caractère que les plug-ins classiques de votre DAW ne possèdent pas.

Parfois, c’est le cas

Il semblerait toutefois que certains plug-ins soient bel et bien identiques aux machines physiques. Une entreprise comme TC Electronic a toujours été réputée pour ses fantastiques processeurs d’effets physiques ; pourtant, dans le secteur du studio, elle ne propose plus aujourd’hui que des plug-ins ou des licences logicielles. Même le très célèbre ingénieur de mastering, Bob Katz, confirme que les plug-ins du System 6000 sont strictement identiques au matériel d’origine. Un constat qui s’applique également aux plug-ins de la Weiss Collection de chez Softube.

L’embarras du choix ? Réagissez !

La question cruciale est de savoir si vous avez réellement besoin de vingt EQ différents ou d’une quantité astronomique de synthés et de banques de samples. On se retrouve très vite submergé. Voyez plutôt les choses ainsi : ce plug-in est-il juste « sympa à avoir » ou va-t-il concrètement améliorer votre production ? De mon côté, un tout nouveau monde s’est ouvert à moi le jour où j’ai adopté le contrôleur UC1 de SSL. Les excellents plug-ins qui l’accompagnent m’ont permis de réduire d’un seul coup ma liste de plug-ins de 60 %.

Conseils de nettoyage

Pour finir, voici quelques conseils qui peuvent vous aider à constituer votre liste idéale :

  1. Partez d’une page blanche : désactivez ou déplacez tous vos plug-ins tiers de votre DAW pour les mettre dans un dossier temporaire à part.
  2. Ouvrez quelques-unes de vos productions réalisées au cours de l’année écoulée, et ne réactivez que les plug-ins que vous avez réellement utilisés.
  3. Ne conservez que les plug-ins indispensables, ceux dont vous ne pouvez absolument pas vous passer ou qui surpassent de toute façon les outils d’origine.

Cela prend un peu de temps, mais cela en vaut vraiment la peine. Vous y gagnerez en clarté, ce qui vous permettra de faire de la musique avec plus de plaisir. Et c’est bien le plus important.

J’aimerais beaucoup que vous me disiez dans les commentaires ci-dessous ce que vous avez mis en place pour réduire l’embarras du choix face à vos plug-ins !

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