Faites connaissance avec la clarinette
Publié le lundi 17 août 2026
La clarinette fait partie de ces instruments que tout le monde connaît, sans vraiment en savoir beaucoup plus. Cet instrument a une longue histoire et on le retrouve encore aujourd’hui dans des styles musicaux très variés. Une bonne raison de faire plus ample connaissance avec ce bois.

Histoire de la clarinette
La première clarinette a été développée vers 1700 par le facteur d’instruments allemand Johann Christiaan Denner. Il existait déjà un instrument, le « chalumeau », auquel il a ajouté une clé supplémentaire. C’est ainsi qu’est né le registre si caractéristique de la clarinette. Par la suite, des modifications ont rapidement été apportées : davantage de clés, différentes longueurs… ce qui a donné naissance à des clarinettes accordées différemment, avec des tessitures variées. Les possibilités de composition pour la clarinette se sont ainsi considérablement élargies. Le nom viendrait de « clarino », le mot italien pour trompette, car on aurait reconnu de loin son timbre comme celui d’une trompette. Il est toutefois vite apparu que la clarinette possède une sonorité tout à fait unique.
Comment est faite une clarinette ?
À l’œil, on distingue un long tube creux, percé de trous et doté de clés. Le tube est de forme cylindrique, ce qui signifie qu’il garde le même diamètre sur toute sa longueur. À l’exception du bec à l’extrémité supérieure et du pavillon à l’extrémité inférieure. Dans le bec, le son est produit par la vibration d’une anche (nous y reviendrons). L’air (et le son) traverse ensuite le corps de l’instrument et s’échappe par une ouverture. C’est là que les clés et les trous entrent en jeu. L’air cherche à quitter l’instrument par le chemin le plus court. En bouchant le premier trou, ce chemin s’allonge ; en bouchant aussi le second, il s’allonge davantage. Résultat : la note produite par la clarinette devient de plus en plus grave.
Sur certains trous, l’obturation se fait directement avec les doigts, mais pour beaucoup d’autres, on utilise un mécanisme de clés très précis. Ces clés sont fabriquées dans un métal léger et recouvertes d’un plaquage argenté ou nickelé. Pour le corps, on utilise traditionnellement une essence de bois dur, mais aujourd’hui aussi du plastique. Bien que le plastique sonne un peu moins chaud, il résiste mieux à l’humidité et aux variations de température, et coûte aussi beaucoup moins cher à produire. Ce sont donc d’excellents modèles d’étude. On croise également des clarinettes en métal : elles ont un timbre plus froid et s’accordent moins facilement avec d’autres instruments.
Les anches de clarinette
Nous l’avons évoqué : le son d’une clarinette est produit à l’aide d’une anche. Cela signifie que le bec possède une grande ouverture, fermée par une fine lamelle d’anche. L’anche est maintenue par une ligature, un support spécial qui la serre contre l’ouverture. Une petite fente reste cependant libre, et c’est justement le point essentiel. En soufflant dans cette ouverture, l’anche se met à vibrer : cette vibration est la source du son. Le bec seul produit une sorte de couinement, mais en se prolongeant dans le corps de l’instrument, on obtient la sonorité de clarinette. Il existe différentes anches, souvent identifiées par un numéro : plus le numéro est faible, plus l’anche est fine. Une anche fine vibre plus facilement et convient donc aux débutants. À mesure que l’anche devient plus épaisse, le son gagne en ampleur et en chaleur, mais elle devient aussi plus exigeante à jouer. Il existe des anches de clarinette spécifiques, qui ne sont absolument pas interchangeables avec des anches de saxophone ! De plus, chaque type d’accordage de clarinette requiert des anches spécifiques.
Clarinette en si bémol, en mi bémol ou en la
L’instrument auquel la plupart des gens pensent quand on dit « clarinette » est en réalité la clarinette en si bémol. Mais comme nous l’avons vu dans l’histoire, différents modèles ont été développés. Si tout le monde pense à la clarinette en si bémol, c’est aussi parce qu’il s’agit du modèle le plus utilisé, dans de nombreux styles. Le nom renvoie ici à l’accordage : c’est donc un instrument transpositeur, un terme un peu technique qui signifie que lorsque vous jouez un do sur cette clarinette, vous entendez en réalité un si bémol. De la même manière, il existe aussi la clarinette en la. Elle est un peu plus longue et offre donc une tessiture légèrement différente. On l’utilise souvent dans les orchestres symphoniques, afin de pouvoir jouer la partition originale. La clarinette en mi bémol est plus petite et sonne donc plus haut, avec un timbre plus incisif. On la rencontre surtout dans les orchestres d’harmonie. C’est aussi dans ces formations que l’on trouve la clarinette basse, qui sonne une octave en dessous de la clarinette en si bémol. Il existe encore d’autres modèles, bien moins courants, le plus souvent réservés à des œuvres spécifiques lorsque le compositeur le demande.
Système Boehm vs système Albert
On rencontre souvent, à propos de la clarinette, l’expression « équipée du système Boehm ». Cela renvoie à la disposition des trous et au mécanisme de clés associé. Le nom vient de M. Böhm (ou Boehm), qui a conçu le système de clés de la flûte traversière. Une répartition similaire a été appliquée à la clarinette : les trous sont un peu plus proches les uns des autres, ce qui rend l’instrument plus facile à jouer. Cela constituait une évolution par rapport au système allemand utilisé auparavant, aussi appelé système Oehler ou Albert. Aujourd’hui, le système Boehm est devenu la norme pour la plupart des clarinettistes, sauf en Allemagne et en Autriche. Certains musiciens continuent également de jouer avec un système allemand, car il permettrait de plus beaux glissandos.
Du classique au klezmer
Si (presque) tout le monde sait à quoi ressemble une clarinette, c’est peut-être parce qu’il s’agit d’un instrument extrêmement polyvalent. Ses racines se trouvent dans la musique classique et, via la musique de fanfare, il a aussi trouvé sa place dans les orchestres d’harmonie. Mais la clarinette joue également un rôle important dans le jazz depuis ses débuts. On la retrouve aussi dans des musiques d’Europe de l’Est, comme celles des Balkans, par exemple la musique tzigane. Dans la musique klezmer juive, la clarinette fait partie de l’instrumentation standard. En tant que clarinettiste, vous ne risquez donc pas de vous ennuyer ni de vous limiter à un seul style musical.
Accessoires pour la clarinette
Comme pour tout instrument, il existe pour la clarinette quelques accessoires pratiques, voire indispensables. Par exemple un kit de nettoyage pour l’entretien de la clarinette. Puisqu’on y souffle, elle se salit comme n’importe quel autre instrument. Avec un écouvillon (un tissu muni d’un poids), vous nettoyez et séchez facilement l’intérieur. Un support pour clarinette est également un accessoire très pratique. Le plus amusant, c’est bien sûr de jouer des morceaux connus, mais il faut aussi s’exercer. Pour cela, il existe différents livres : certains avec CD, d’autres pour jouer en duo.
Apprendre à jouer de la clarinette
La clarinette est un instrument très polyvalent. Apprendre à en jouer peut sembler difficile avec tous ces trous et ces clés. Mais ne vous laissez pas décourager : ce n’est pas plus compliqué que n’importe quel autre instrument. Dans notre assortiment, vous trouverez aussi des modèles abordables, ce qui rend l’achat plus accessible. Vous y trouverez également des pupitres, des métronomes et d’autres accessoires utiles pour les cours de musique.








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