Iedereen wil een sound neerzetten met impact. De meeste songwriters en performers kiezen daarom voor live gigs met een band au complet. Een enkeling – de « one-man band » (homme-orchestre) – durft het aan om alleen het podium op te klimmen, zonder in te boeten aan breed klinkende arrangementen. Door meerdere instrumenten tegelijk te bespelen en/of slim om te gaan met opstelling en randapparatuur, kunt u er in uw eentje in slagen te klinken als een volwaardige band.

One man band - Zo bespeel je meerdere instrumenten tegelijk

Pas nouveau

Les « one-man bands » ne sont pas un phénomène récent. Dès le XIIIe siècle, on trouve des musiciens capables de maîtriser plusieurs instruments simultanément. Une grosse caisse dans le dos ou un harmonica dans un support sont encore régulièrement utilisés en combinaison avec une guitare ou un piano. Et grâce aux innovations technologiques d’aujourd’hui, vous pouvez être bien plus créatif(ve) dans vos arrangements live. Avec l’arrivée des ordinateurs et des effets high-tech, les possibilités sont même infinies.

Gardez les choses simples

Dans votre recherche des bons outils pour une config live de « one-man band », il est important de savoir quel son et quelles sensations vous souhaitez obtenir. Mais à moins d’être né(e) avec huit bras, il est essentiel de tenir compte de l’aspect pratique de votre installation. Un(e) « one-man band » dont l’instrument principal est une batterie acoustique aura par exemple davantage intérêt à utiliser des pads de percussion pour déclencher des samples qu’une pédale d’effets à actionner au pied. En revanche, si vous jouez de la guitare et chantez, une pédale au sol peut être nettement plus pratique qu’un ordinateur portable offrant les mêmes possibilités.

Backing tracks & MIDI

La forme la plus connue et la plus simple de « one-man band » – qui, en réalité, ne devrait pas porter ce nom – est celle d’un chanteur ou d’une chanteuse qui se produit avec une version instrumentale lancée depuis, par exemple, un ordinateur portable. Bien sûr, tout le charme de la création en direct disparaît alors complètement. Cela ne veut toutefois pas dire qu’il est impossible de préparer certains éléments à l’avance. Vous pouvez programmer une partie de batterie et de cordes, puis jouer en live un ou plusieurs autres instruments. Il va de soi que le tempo souhaité doit être clairement présent dans la backing track, et que cette méthode se prête moins aux morceaux dont le tempo peut fluctuer. La plupart du temps, les backing tracks sont lancées par le/la technicien(ne) son présent(e), même si l’on utilise de plus en plus un ordinateur sur scène. Une backing track n’est rien d’autre qu’un accompagnement pré-enregistré qui joue pendant les concerts. Souvent, il s’agit uniquement d’un instrumental ; parfois, on y ajoute aussi les chœurs. Dans la plupart des cas, on utilise une ou plusieurs pistes issues des enregistrements studio. Mais vous pouvez tout aussi bien créer votre backing track dans votre home-studio en enregistrant à l’avance les instruments que vous n’arrivez pas à combiner dans votre set live. Cela peut se faire avec de vrais instruments comme avec des instruments virtuels (VSTi). Les VSTi sont des modules sonores dans votre logiciel d’enregistrement, pilotés par un contrôleur MIDI ou via la programmation des notes dans votre DAW. Vous pouvez aussi télécharger sur Internet des fichiers MIDI existants, puis ajuster les pistes séparées et les assigner à d’autres instruments. Ainsi, vous pouvez même utiliser des versions karaoké adaptées d’autres morceaux pour compléter vos propres arrangements.

MIDI

Le MIDI (Musical Instrument Digital Interface) est un protocole qui permet aux instruments et appareils électroniques d’échanger des informations en temps réel. Le principe est surtout connu via les claviers : les touches envoient des commandes MIDI à un synthétiseur, qui génère ensuite les sons. Les « one-man bands » qui font uniquement des reprises seront sans doute ravi(e)s de l’abondance de fichiers MIDI disponibles sur Internet. Un fichier MIDI ne contient toutefois que des informations, et aucun son. En chargeant le fichier dans votre DAW (comme Cubase ou Protools), vous pouvez assigner les pistes à des instruments virtuels et sauvegarder le tout sous forme de fichier audio. Il est aussi possible de convertir l’information MIDI en son seulement sur scène, via un clavier arrangeur. L’avantage est que vous pouvez encore influencer le son et la vitesse pendant que vous jouez. Le MIDI n’est pas seulement utile pour traduire des informations musicales : des commandes comme start, stop et le tap tempo peuvent aussi transiter via ce protocole. Un contrôleur au pied abordable comme le Behringer FCB1010, combiné à un ordinateur portable et une interface, est une solution élégante pour démarrer et arrêter facilement vos accompagnements et/ou samples. Des logiciels comme Ableton permettent même d’accélérer ou de ralentir des fichiers audio en fonction de la fonction tap d’un contrôleur MIDI.

Clavier

Un type connu d’artiste solo est le musicien derrière un clavier. Il s’agit alors d’un clavier avec accompagnements automatiques intégrés. Le clavier reconnaît les accords joués par le musicien et crée, sur cette base, un accompagnement dans le style choisi, par exemple rock, salsa, classique ou jazz. Par-dessus, le musicien joue des parties solo ou improvise. Il ou elle peut également assurer le chant. Strictement parlant, ce n’est pas une « one-man band », puisque le/la musicien(ne) ne joue pas plusieurs instruments en même temps – et c’est moins spectaculaire à regarder – mais cela remplit bien la même fonction : fournir seul(e) un accompagnement multi-instrumental. Pour un usage à la maison, vous avez déjà un instrument sympa pour quelques centaines d’euros. Les artistes solo professionnels utilisent bien sûr un clavier avec énormément de possibilités d’édition et des sons fantastiques, comme le célèbre Yamaha Genos (successeur du Tyros).

Performance art

Une manière très avancée de faire de la musique avec des contrôleurs MIDI consiste à utiliser des capteurs MIDI fixés au corps. Dans ce cas, des sons et effets sont déclenchés par les mouvements et les positions du/de la musicien(ne). L’exemple le plus connu de ce type de performance art est Imogen Heap avec ses « musical gloves ». Des petits micros dans ses gants lui permettent de sampler sa voix et/ou d’autres sons, tandis que les mouvements de ses mains et sa position sur scène servent à les manipuler comme souhaité, ou à déclencher des instruments virtuels.

Loop station

Une façon populaire de créer vos arrangements sur le moment consiste à utiliser un loop station comme le Boss RC-505. Un appareil de ce type n’est en fait rien d’autre qu’un enregistreur commandé au pied, qui permet d’enregistrer les sons couche par couche. Les pédales vous permettent ensuite d’activer/désactiver des couches ou de les manipuler selon vos envies. Vous pouvez ainsi faire du beatbox, fredonner ou taper sur votre guitare pour vous créer un contexte d’accompagnement. L’utilisation d’un loop station n’est pas simple et demande de l’entraînement pour ne pas se perdre rythmiquement, mais c’est l’un des outils les plus créatifs pour créer, seul(e), une musique multi-instrumentale sur scène.

Percussions acoustiques au pied

Malgré la popularité croissante des appareils électroniques, certains fabricants d’instruments acoustiques ciblent aussi les « one-man bands ». Pete Farmer en est un exemple. Sa gamme comprend différents instruments de percussion acoustiques conçus pour être joués avec le pied. Une batterie full range sur le dos, ou un tambourin ou une cloche sous le pied : rien n’est trop fou pour l’authentique « one-man band ». Très innovants, les pédales Farmer Foot Drums peuvent actionner simultanément plusieurs instruments de percussion en bougeant le pied à gauche, à droite ou avec le talon. Vous pouvez ainsi contrôler un tambourin, un shaker et une cloche avec un seul pied, tandis que l’autre gère la grosse caisse. Bien sûr, cela demande un peu d’entraînement, mais pour un(e) « one-man band » motivé(e), c’est un statement fort. Vous trouvez que c’est trop cher ou trop poussé pour vous ? Essayez alors une stompbox Ortega. Ce n’est pas acoustique, mais c’est très sympa pour débuter (et c’est bien plus compact qu’une grosse caisse).

One Man Everything ?

Malgré l’abondance d’appareils et d’outils numériques qui facilitent la conquête de la scène en solo, vous ne pouvez pas tout faire vous-même. Le réglage de votre son est l’un des aspects pour lesquels il vaut mieux prévoir une aide, car il est impossible de jouer tout en réglant l’équilibre dans la salle. Quand un(e) technicien(ne) son n’est pas une option, il est préférable d’envoyer une piste stéréo unique vers le système de sonorisation présent, plutôt que de tout mixer séparément. Vous avez ainsi la certitude que l’équilibre entre vos différents instruments sera quasiment identique au son que vous aviez pendant les répétitions.

Voir également

» Claviers
» Contrôleurs au pied
» Logiciels DAW
» Supports pour harmonica
» Farmer Foot Drums
» Stompboxen Ortega
» Pads de percussion
» Loop stations
» Instruments virtuels

» Se produire en live streaming avec un son de bonne qualité – voilà comment faire ! 
» Ingénieur du son live et groupe – choses à faire et à ne pas faire pour une bonne collaboration 

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