Vous jouez dans un groupe et vous envisagez d’acheter votre propre système sono ? Dans ce cas, vous devrez prendre quelques décisions difficiles. Choisissez-vous un set d’enceintes actives ou passives ? Et avez-vous besoin d’une simple sono chant ou d’un système sono complet ? Quel type de table de mixage, enceinte de monitoring ou micro choisir ? Vous ne savez pas quoi acheter ? Pas de souci ! Ce blog vous aide à composer le système sono le mieux adapté à votre application ! Acheter son propre système sono ? Voici quelques conseils !

Prendre les choses en main

Vous allez jouer dans un café devant un grand public et vous pouvez utiliser la table de mixage du DJ ? Idéal ! Mais une fois arrivé à destination, vous constatez que les micros sont anciens et pour aggraver les choses, il n’y a pas d’ingénieur du son ni d’enceintes de monitoring. C’est le moment de prendre les choses en main. Il va falloir travailler sa connaissance en sono, acheter ou louer du matos de qualité ou se préparer pour faire face à de tels imprévus.

Sono chant ou système sono ?

On parle d’une sono chant lorsque le système sono n’a pas besoin d’amplifier tous les instruments. Normalement, on utilise des sonos chant pour amplifier le chant, le clavier et la guitare acoustique dans une salle d’environ 100 personnes. Dans la plupart des cas, ces types de systèmes sont actifs, ce qui signifie qu’ils disposent d’un ampli intégré. Installez une enceinte satellite de 200 à 400 watts de chaque côté de la scène et vous disposez d’une sono performante. Les enceintes issues de la série Onyx de Devine ou Eurolive de Behringer par exemple, sont dotées d’un excellent rapport qualité-prix. Les modèles actifs ART de la marque RCF, sont également de très bonne qualité. Vous avez besoin d’une sérieuse dose de basses ? Dans ce cas, ajoutez un ou deux caissons de basses à votre configuration. Vous pouvez les relier à vos enceintes satellites ou les contrôler séparément. Le crossover vous permet de diviser le spectre sonore de manière à ce que chaque haut-parleur reçoive les fréquences appropriées : les basses fréquences vers le woofer, les moyennes vers les médiums et les hautes fréquences vers le tweeter. Comme répartir la puissance et régler le crossover n’est pas chose facile, il est recommandé d’opter pour un set prêt à l’emploi que vous pouvez directement connecter à votre table de mixage. Les marques Devine et Behringer proposent des configurations abordables composées d’un ou de deux caissons de basses. Les produits HK Audio sont plus chers mais offrent une grande polyvalence d’utilisation et s’avèrent être très robustes. La batterie étant l’instrument au plus fort niveau sonore, elle est souvent considérée comme instrument de référence. Si vous devez amplifier quelques éléments de la batterie, cela signifie que les autres instruments requièrent également d’être amplifiés. Dans ce cas, une sono chant ne suffit plus et il faut vous procurer un système sono. En théorie, un système sono n’est rien d’autre qu’une sono chant étendue capable d’amplifier tous les instruments. Les systèmes sono deviennent de plus en plus compacts et puissants.

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Polyvalence d’utilisation

Si vous êtes en train de construire votre propre système sono, vous découvrirez rapidement que les possibilités sont infinies. Si vous le voulez, vous pouvez étendre votre configuration en y ajoutant des enceintes et des caissons de basses puissants jusqu’à ce que vous disposiez d’un set capable de sonoriser tout un festival. Ceci est non seulement très onéreux mais aussi très inutile. En effet, si vous allez jouer sur un grand événement, vous n’avez pas besoin de venir avec votre propre système sono ni avec un ingénieur du son. Si vous souhaitez utiliser votre propre système sono, celui-ci doit être en mesure de délivrer un son équilibré sur tout le spectre sonore. De préférence, vous pouvez l’utiliser également en salle de répétition. Une sono chant peut être utilisée en complément. Les enceintes satellites peuvent servir de retour de scène et les caissons de basses, eux, constituent un parfait drum fill.

Monitoring

La solution idéale serait si chaque musicien disposait au moins de deux enceintes de monitoring ou d’un système de monitoring intra-auriculaire. Dans la pratique, les systèmes intra-auriculaires sont actuellement pointés comme les plus dangereux pour le système auditif, à cause des pics inattendus, des sons saturés ou des effets Larsen. Il n’est donc pas recommandé d’utiliser des écouteurs intra-auriculaires si ceux-ci ne sont pas contrôlés par un professionnel. Une autre option est d’utiliser des retours de scène. Ces derniers fournissent un fort niveau sonore et sont assez chers. Il est donc important de savoir où vous voulez les positionner sur scène. Le bassiste se trouve au niveau de la charleston car c’est par là où le son de batterie est le plus équilibré. En positionnant son ampli à l’autre côté de la charleston et en le dirigeant vers lui, il s’entend bien sans que le son soit trop fort pour le public. Si vous souhaitez vous procurer des retours de scène au fort niveau sonore, il est recommandé d’utiliser un micro de chant dynamique. En outre, il faut essayer d’éliminer les zones fréquentielles où le larsen est le plus susceptible de se produire. Le grand avantage du monitoring avec votre propre sono chant est que vous êtes familier avec le son. Pour éviter l’effet Larsen et la surcharge de vos enceintes satellites, il ne faut pas envoyer tous les sons amplifiés vers les enceintes de monitoring. En principe, il faut uniquement envoyer des signaux vers les enceintes de monitoring qui, après avoir été amplifiés, sont inaudibles sur scène. Si possible, utilisez un signal séparateur provenant de la table de mixage afin que vous puissiez ajuster le signal sur scène à l’aide de votre propre mixeur. Ceci vous permet de couper les basses fréquences indésirables et d’appliquer des effets.

Vous ne savez pas quelle enceinte choisir ? Continuez à lire pour en savoir plus les différents types d’enceintes !

Functies en aansluitingen van een mengpaneel uitgelegd

Tables de mixage

Le choix d’une table de mixage dépend de l’utilisation que vous voulez en faire. Chaque table de mixage moderne dispose de préamplis et d’un filtrage EQ standard. Les modèles de Soundcraft, Yamaha et Mackie par exemple, sont dotés d’une structure simple et offrent un son maniable. Ce sont les fonctions supplémentaires qui font la différence. Le nombre de bus AUX par exemple, détermine combien de groupes séparés vous pouvez envoyer vers les enceintes de monitoring. Cela peut être utile si vous voulez contrôler le son en façade et les enceintes de monitoring séparément. La plupart des tables de mixage modernes disposent également d’un processeur d’effets numérique grâce auquel vous n’avez pas besoin d’utiliser des appareils d’écho et de delay externes. Les tables de mixage numériques, elles, sont équipées d’effets intégrés et de faders motorisés. De plus, elles disposent d’un rappel des réglages (« total recall »), grâce à quoi il vous est possible de préparer le son ultime dans la salle de répétition et de le rappeler sur scène ! Surtout les réglages écho, delay et compression sont idéals pour préparer en avance. Les réglages EQ dépendent souvent de la salle et du positionnement des micros. De nombreuses tables de mixage numériques offrent une fonction d’enregistrement. Vérifiez si vous avez besoin d’un module supplémentaire et/ou d’un ordinateur. Certaines tables de mixage peuvent uniquement enregistrer le signal de la sortie stéréo. Lisez donc toujours attentivement les caractéristiques ! Les marques Devine et Behringer proposent une large variété de tables de mixage d’entrée de gamme. Les modèles Yamaha et Soundcraft sont souvent utilisés par les petites entreprises sono.

Micros

La plupart des chanteurs sont conscients de l’importance d’avoir son propre micro. Avoir son propre micro vous permet non seulement de trouver le son qui est le mieux adapté à votre voix mais c’est également essentiel pour des raisons hygiéniques. Les modèles SM58 et Beta58a signés Shure sont considérés comme les micro de chant les plus populaires au monde. Chaque ingénieur du son qui se respecte devrait en posséder au moins un ! La seule manière pour bien choisir son micro est de tester différents modèles dans la salle de répétition. Une chose est sûre ; un micro tel que le SM58 est toujours un bon investissement. Bien que le SM58 soit considéré comme LE micro de chant, il convient également pour enregistrer des caisses claires, des toms et des baffles guitare. Si vous souhaitez amplifier tous les équipements, vous aurez bien évidemment besoin de plusieurs micros. Vérifiez toujours quels éléments peuvent être amplifiés sans micro. En effet, il se peut que votre ampli basse dispose d’une sortie DI qui perce bien dans le mix ou que vous n’utilisiez guère la charleston. Si tel est le cas, vous pouvez économiser beaucoup d’argent. La plupart des micros que l’on utilise sur scène peuvent également être utilisés pour les prises de son. Continuez à lire si vous souhaitez en savoir plus sur les micros pour instruments !

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Bon à savoir

Gagnant-gagnant

Posséder son propre système sono offre encore plus d’avantages. Vous pouvez définir votre prix avec et sans système sono et ainsi essayer de récupérer votre investissement. Si vous mettez votre installation sono à disposition pour les groupes jouant avant et après votre groupe, vous limitez les frais pour l’organisateur et vous augmentez vos chances de recevoir des réservations pour jouer sur de petits événements. Et si les groupes jouant avant vous utilisent votre matos, vous pouvez considérer leur set comme sound-check !

Le sound-check sans ingé son

Si vous disposez d’un système sono professionnel et que vous allez jouer dans une salle de taille importante, un ingénieur du son expérimenté n’est pas un luxe. Lors de concerts intimistes, vous pouvez également régler le son avec les autres membres du groupe. Bien régler le volume de chaque membre du groupe est essentiel. La batterie est l’instrument de musique le plus fort. Le guitariste peut se placer derrière la table de mixage et mettre le volume du micro aussi fort que celui de la caisse claire. Il peut instruire le bassiste d’augmenter ou de baisser le volume de son ampli en fonction de la grosse caisse. Après avoir réglé la section rythmique, le chanteur peut se placer derrière la table de mixage pour y régler le volume de la guitare. En résulte un son global équilibré. Sauf s’il en a été convenu autrement, veillez à ce que le bassiste, le guitariste et le claviériste ne modifient pas le volume pendant le set. S’il n’y a pas d’ingénieur du son, personne ne peut corriger le son en cas de besoin !

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Choisir des enceintes

Passons maintenant aux enceintes. Avez-vous besoin d’enceintes actives ou passives ? Et faut-il choisir une table de mixage avec ou sans ampli intégré ? Quel matériel est indispensable pour le monitoring ? Y a-t-il encore d’autres choses à prendre en compte ?

Actif ou passif ?

De nombreux systèmes sono compacts sont amplifiés et donc actifs. « Les systèmes utilisant des amplis séparés produisent souvent un meilleur son que les sets d’enceintes complets avec ampli intégré », explique Peter Smeets, gérant de Group-PDA, une entreprise spécialisée dans la vente et la location d’équipements audio. « Surtout quand il faut amplifier la voix. Mais pour la plupart des applications, un système sono actif suffit. Des marques telles que QSC et RCF proposent des composants de bonne qualité qui sont parfaitement harmonisés. Certains fabricants jonglent avec les chiffres relatifs à la puissance du système sono. » « Il est important de savoir quel est le nombre de dB produits à une distance de 1 mètre et à une puissance de 1 watt. Si la sensibilité de l’enceinte est de 91 dB, on ne peut pas proprement amplifier le signal. Les enceintes à haut rendement (autour de 100 dB) peuvent sans soucis être dérivées par des amplificateurs. La fréquence est presque toujours utilisée et mesurée à 1 kHz ou 4 kHz – car cette fréquence assure le plus haut rendement. La sensibilité est donc mesurée dans des conditions optimales et ne s’applique pas à tout le spectre sonore. Surtout les fréquences basses et les fréquences supérieures à 12 kHz affichent un autre rendement. Le son d’une enceinte d’entrée de gamme est plus agressif dans le haut et dans le bas du spectre. » « Dans le monde audio professionnel, la puissance d’une enceinte est plutôt exprimée en décibels qu’en watts. En règle générale, un public de 200 personnes requiert un système sono de 15 pouces dont la puissance est d’environ 500 watts pour chaque côté. » Pour en savoir plus, lisez notre blog « La différence entre une enceinte active et passive ».

Enceinte satellite avec caisson de basses actif
Enceinte satellite avec caisson de basses actif

Tables de mixage amplifiées

Certaines marques telles que Behringer, Dynacord et Laney proposent des tables de mixage amplifiées. « Celles-ci sont équipées d’un ampli intégré grâce auquel vous pouvez y connecter directement une paire d’enceintes passives. Le plus souvent, il s’agit d’un ampli standard ne comportant qu’un seul étage de puissance et aucun processeur. Un tel système limite les possibilités de différentes manières. Si vous voulez mettre à niveau votre système et utiliser des enceintes plus performantes, vous devrez vous contenter de la puissance de la table de mixage car une autre combinaison n’est pas l’idéal. De plus, si vous ajoutez d’autres enceintes, votre système sono devient inutilement lourd et encombrant. »

Contrôler un set actif

« Le volume master des enceintes actives vous sera uniquement utile lorsque vous utilisez l’enceinte en mode autonome, par exemple pour amplifier un lecteur multimédia, un smartphone ou un micro. Dans toute autre situation, vous mettez le volume de l’enceinte à fond et vous contrôlez le volume à l’aide du fader master de la table de mixage. N’ayez pas peur d’endommager le système ; le limiteur intégré le protège contre les pics. L’indicateur rouge ne doit donc jamais être allumé. Un musicien expérimenté sait quand la distorsion se manifeste. L’EQ d’une enceinte active doit, lui aussi, rester inchangé. Celui-ci est uniquement utilisé si vous n’amplifiez qu’un seul micro et que vous souhaitez atténuer les plosives ou booster les médiums pour améliorer l’audibilité. Certaines enceintes actives disposent d’une entrée ligne et micro séparée tandis que d’autres modèles reconnaissent le signal d’entrée automatiquement. Il existe également des enceintes offrant la possibilité de mélanger les signaux mais cette fonctionnalité n’est guère pratique. En effet, dans la plupart des cas, l’EQ ne peut pas être ajusté pour chaque canal individuel et cela n’améliora pas le mixage final. »

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Avoir un objectif

Le choix d’une enceinte dépend également de l’utilisation que vous voulez en faire. « En fin de compte, mixer est comme conduire une voiture. Conduire la voiture de quelqu’un d’autre demande un peu de pratique pour s’y habituer. C’est la même chose avec un système sono. Si vous utilisez toujours le même set lors de vos concerts, vous savez ce qui pourrait causer des problèmes. Pour éviter l’effet Larsen et toute autre mauvaise surprise, il est important de savoir comment configurer correctement le son des enceintes et du micro avant le concert. En effet, en tant qu’ingénieur du son, il faut anticiper les problèmes. Le vieux dicton « mieux vaut prévenir que guérir » tient également dans ce contexte. Le matériel choisi détermine le son de votre groupe. Les enceintes à pavillon par exemple, ne sont pas adaptées à la musique classique, car elles produisent un son plutôt agressif. Les pavillons offrent une diffusion précise. Ils peuvent être comparés aux faisceaux d’un effet de lumière. Plus l’angle est serré, plus le faisceau sera dense et lumineux. De même pour le son : plus la diffusion sonore est serrée, plus le signal sera fort. Sachez qu’avec une diffusion serrée, vous devrez placer plusieurs enceintes l’une à côté de l’autre pour pouvoir atteindre un public plus large. Comme la plupart des cafés ou salles ne mesurent pas plus de 30 mètres en profondeur, il vaut mieux opter pour un système affichant une large diffusion sonore. Pour les enceintes de monitoring par contre, c’est l’inverse : plus la diffusion est précise, plus le rendement sera élevé. De plus, de telles enceintes réduisent considérablement le risque de l’effet Larsen. »

Monitoring

Bien entendu, tout le monde n’a pas les moyens d’acheter son propre système sono composé d’une ou de deux enceintes de monitoring pour chaque musicien individuel. « Dans ce cas, il faut improviser », explique Peter. « Pour résoudre ce problème, certains groupes placent les enceintes à mi-chemin de la scène pour pouvoir s’entendre mais ça provoque sans aucun doute l’effet Larsen. En effet, si les enceintes sont positionnées à mi-chemin de la scène, elles se trouvent trop près du micro et cela produit un son ou bourdonnement perçant. Il serait mieux d’acheter une ou deux enceintes actives et de les positionner à l’avant de la scène. N’oubliez pas de placer un equalizer entre la table de mixage et les enceintes de monitoring. Un EQ 31 bandes serait le meilleur choix, car vous n’avez pas à contrôler tout le spectre sonore. Si vous filtrez certaines bandes de fréquences, il est plus facile de leur appliquer un traitement spécifique. Ne mesurez pas les fréquences de vos enceintes car votre public n’est pas immobile. Si on enlève tous les pics, il ne reste plus rien. Heureusement, la plupart des écouteurs intra-auriculaires disposent de limiteurs qui protègent vos oreilles contre les bruits forts pour prévenir les dommages auditifs. Certains écouteurs intra-auriculaires disposent d’un câble. Un bon casque peut également servir de moniteur et réduire le risque de l’effet Larsen. Gardez à l’esprit qu’une enceinte de monitoring doit restituer le son de chaque musicien individuel. N’ajustez pas le son avec le signal master, mais utilisez des auxiliaires de votre table de mixage pour envoyer le son vers le retour de scène. »

Installation

Lors de l’installation du système sono, il faut tenir compte de plusieurs aspects. La position des enceintes est l’un des aspects les plus importants. À quelle hauteur faut-il placer les enceintes ? « Si vous n’avez qu’une seule enceinte, il est recommandé de la placer de sorte que les tweeters soient situés légèrement au-dessus du public. Sinon, vous risquez que les fréquences soient atténuées par le public des deux premiers rangs. Les baffles et les caissons de basses peuvent être posés au sol. La différence entre un baffle et un caisson de basses se situe au niveau des fréquences. La plupart des caissons de basses sont équipés d’une réponse en fréquence qui va de 30 à 60 ou 80 Hz tandis que celle d’un baffle peut s’étendre jusqu’à 150 Hz. Voilà pourquoi un système passif avec lequel vous pouvez répartir les bandes de fréquences est mieux adapté. Si vous filtrez les fréquences, vous pouvez optimiser le rendement de vos enceintes. Si vous disposez de deux enceintes passives et que le son manque du corps, vous pouvez étendre votre configuration en y ajoutant un ou deux caissons de basses de votre choix. Les systèmes actifs de qualité sont composés d’une enceinte satellite avec filtre coupe-bas pour couper les graves. Si vous souhaitez ajouter un caisson de basses, optez pour un modèle qui embarque un woofer d’au moins 18 pouces. Plus un woofer est de grand diamètre, plus il va reproduire du grave. Afin d’obtenir l’effet d’un woofer de 18 pouces, vous auriez besoin d’environ 4 enceintes de 12 pouces. L’inconvénient d’un caisson de basses de 18 pouces est qu’il produit un son moins précis qu’une enceinte 12 pouces. Astuce : pour faire un bon soundcheck, il est recommandé de tester d’abord les fréquences supérieures à 1 200 Hz et ensuite les graves. »

Accessoires

Comme c’est souvent le cas, la qualité se paie. « Réfléchissez-y à deux fois avant d’opter pour un modèle d’entrée de gamme. Si vous achetez du matos pas cher, vous découvrez vite des défauts. Les vis se desserrent ou le plastique s’effondre et l’enceinte finit par tomber par terre. C’est le cauchemar de chaque artiste ! »

Amplis

Les systèmes passifs avec amplis sont plus coûteux. « Les marques telles que D&B, Coda et L-Acoustics fabriquent des systèmes passifs équipés d’amplis numériques. Le processeur interne de l’ampli optimise les réglages de l’enceinte connectée pour que vous puissiez obtenir le rendement maximal de votre système sono. Autrefois, on installait des enceintes d’une puissance de 10 000 watts de chaque côté de la scène pour un public d’environ 1 000 personnes. Avec des processeurs numériques D&B, un système de 3 000 watts suffit. C’est un grand investissement, mais une chose est sûre : chaque ingénieur du son professionnel connaît les systèmes D&B assez bien ! »

Micros pour instruments

Rechercher de bons micros pour amplifier les différents instruments de votre groupe est comme faire une peinture. On commence par dessiner les lignes, ensuite on choisit les couleurs avec beaucoup de patience pour enfin appliquer la peinture. Cela vaut aussi pour amplifier votre groupe. Il n’est pas recommandé d’acheter tous les micros en même temps. En effet, il existe toute une variété de micros pour instrument et il faut faire des recherches et des tests pour savoir lequel choisir. Il va de soi que vous souhaitez utiliser les micros pour différentes applications. Les micros pour le live sont également adaptés pour l’enregistrement en (home) studio tandis qu’à l’inverse, ce n’est pas toujours le cas.

Het verschil tussen dynamische en condensator-microfoons

Batterie

La batterie est l’instrument le plus compliqué à amplifier puisqu’elle se compose d’un grand nombre d’éléments. Dans le studio, c’est plus simple. Avec la technique recorderman, on place un micro à condensateur pile au-dessus de la caisse claire et l’autre au niveau de l’épaule du batteur, lui aussi pointé sur la caisse claire. Les deux capsules doivent être à la même distance de la batte et du centre de la caisse claire. Pour le live, cette technique n’est pas le meilleur choix. Lors d’un concert, vous pouvez amplifier les éléments individuellement sans aucun risque de diaphonie. Les toms peuvent également être amplifiés par les overheads. Si vous jouez dans une petite salle, il se peut que la grosse caisse, la caisse claire et les overheads n’aient pas besoin d’être amplifiés. La grosse caisse est souvent amplifiée par un Beta 52A de Shure, un Sennheiser e901 ou un AKG D112. Le micro Shure est très populaire grâce à son timbre polyvalent et rond. Le modèle D112 offre un son punchy avec beaucoup d’attaque et convient parfaitement pour le rock et consorts. Le micro D6 signé Audix, est lui aussi, tout indiqué pour le rock et le métal grâce au click. Un micro très recommandé est le modèle AE2500 signé Audio Technica. Ce micro dispose de deux capsules (une à condensateur et une dynamique) renfermées dans le même corps ce qui vous permet d’amplifier et de mixer deux timbres différents.

Deux micros pour la caisse claire

La caisse claire et les toms peuvent être amplifiés par le micro Shure SM57 ou le Sennheiser e604. Ces micros dynamiques sont parfaitement adaptés pour reproduire des sources sonores au niveau de sortie élevé. Souvent, on utilise deux micros pour amplifier la caisse claire (un placé en position « Snare Top », c’est-à-dire à seulement quelques centimètres au-dessus de la caisse claire et l’autre sur les cordes de timbre). Puisque les micros sont placés en face l’un de l’autre (180 degrés), vous pouvez inverser la phase de l’un des deux micros. Vous pouvez utiliser différents types de micro pour amplifier les cordes de timbre, par exemple le Shure SM58 ou même un modèle d’entrée de gamme de Fame ou Behringer. Le micro Audix D1 donne un peu d’éclat et de clarté au son. Le micro Sennheiser 421 offre un timbre très caractéristique. Les micros de la série D signée Audix peuvent également être utilisés pour amplifier les toms. Ces derniers n’ont pas besoin d’être amplifiés séparément. Vous pouvez placer vos micros entre les toms et ainsi obtenir un son amplifié d’excellente qualité. Normalement, on utilise un micro à condensateur pour enregistrer les overheads et la charleston. En effet, il faut leur donner un peu d’éclat et non accentuer les graves. Les micros à condensateur petite membrane (SDC) tels que le Neumann KM184 sont parfaitement adaptés. Le catalogue d’AKG, de Sennheiser et d’Audio Technica comprend également de bons micros overhead mais les micros à condensateur d’entrée de gamme tels que le Behringer B1 peuvent également faire l’affaire. Amplifier la charleston séparément n’est pas toujours nécessaire ; le plus souvent, le son de la charleston est capté par les overheads.

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Basse

En théorie, les possibilités pour amplifier la basse sont aussi variées que celles pour la batterie. Dans la pratique, il s’avère que de nombreux bassistes préfèrent utiliser une boîte de direct car elle permet d’obtenir un signal correct et réduit considérablement le risque de l’effet Larsen. Si vous souhaitez tout de même utiliser un micro, optez pour un micro de grosse caisse tel que le Beta 52A, le Sennheiser e602-II ou le D112. Vous pouvez l’utiliser en combinaison avec une boîte de direct ou avec un deuxième micro qui capte surtout les aigus.

Guitare

Les amplis guitare sont considérés, à tort ou à raison, comme l’ordure de l’équipement audio. Généralement, les amplis grésillent et se caractérisent par leur distorsion et saturation. Cependant, ils sont difficiles à amplifier. Utiliser une boîte de direct n’est guère une bonne idée. Même le signal DI d’un ampli onéreux est de mauvaise qualité. Les micros dynamiques E609 et E906 de Sennheiser et le SM57 de Shure sont les plus souvent utilisés pour amplifier un baffle. Ils sont souvent utilisés en combinaison avec un micro à condensateur petite ou large membrane (SDC / LDC). En les plaçant un peu plus loin du baffle, vous obtiendrez un son spatial. Si vous les placez plus proche du baffle, le son est plus direct et détaillé. Faites également attention aux problèmes de phase ! Si vous amplifiez une guitare acoustique, vous aurez besoin d’un autre type de micro. Avec une guitare acoustique, vous voulez obtenir un son avec beaucoup d’éclat et le niveau de pression acoustique n’est pas très élevé. Par conséquent, un micro à condensateur bien défini serait le meilleur choix. Placer un micro devant votre guitare sur scène pose souvent des problèmes très gênants que sont les larsens. Vous pouvez positionner votre micro (comme le Neumann KM184, le Sennheiser e 914 ou le AKG C451B, seul ou comme couple stéréo) de manière à ce qu’il ne capte pas le son des enceintes de monitoring mais cela réduit la liberté de mouvent du guitariste. De plus, vous risquez d’avoir des problèmes de diaphonie.

Tenez compte des autres

Le choix d’un micro ne dépend pas seulement du timbre de l’instrument mais aussi du positionnement sur scène et de l’équipement du reste du groupe. Il ne faut pas choisir un micro à condensateur pour le chanteur d’accompagnement qui se trouve à côté du batteur car cela cause sans doute des problèmes de diaphonie. Si vous possédez un micro de chant qui produit un son chaleureux il se peut qu’il ne perce pas bien dans le mix. De plus, tenez compte des autres en fonction du résultat final. Deux guitaristes peuvent utiliser des micros simples mais qui fonctionnent parfaitement ensemble sur scène. Si vous faites souvent des solos, choisissez un micro adapté. De même si vous jouez souvent des parties rythmiques.

Oser expérimenter

Bien que ça semble être un cliché, il faut oser expérimenter ! Vous n’avez pas à vous procurer des micros chers pour donner un show spectaculaire. Un vieux micro de chant dynamique par exemple, offre un son agréable une fois monté en Snare Top. Vous possédez un micro de studio pour enregistrer le chant dans votre home studio ? Sur scène, il peut faire office de micro overhead pour votre batterie ou être utilisé pour amplifier votre son de guitare. Cependant, restez toujours critique et pesez le pour et le contre de chaque micro. Un micro pensé pour l’amplification d’une caisse claire est moins polyvalent qu’un micro versatile tel que le SM57 mais sonnera peut-être mieux sur scène. Bien qu’un micro plus cher soit souvent de meilleure qualité, il n’est pas toujours le meilleur choix pour votre instrument. Testez et comparez différents types de micros. Le choix de votre micro détermine en fin de compte le son de votre set !

Voir également

» Enceintes
» Tables de mixage
» Amplificateurs
» Micros
» Systèmes de monitoring intra-auriculaire
» Câbles
» Pieds
» Tout matériel de sonorisation

» Pourquoi et comment nettoyer son micro
» Ce qu’il ne faut PAS faire en tant qu’ingénieur du son live
» Enceintes et amplificateurs : la différence entre 2, 4, 8 et 16 ohms
» Les connexions symétriques et asymétriques expliquées
» La différence entre les micros dynamiques et les micros à condensateur
» Pourquoi privilégier le gaffer et non le Duct Tape
» La différence entre une enceinte active et passive

2 réactions
  1. Francis dit :

    Bonsoirjai des soucis quand je fais des streaming, j’ai des instruments synthétiseur et une carte son externe et un pc et baffles, donc jusque là j’ai tout, Le problème c’est que le son sort d’un côté gauche pour un instrument et puis côté droit pour l’autre mais pas en même temps. Que dois je faire pour celà ? Merci d’avance.

    • Bonjour,

      Les causes sont multiples pour ce type de problème. Quelle est votre configuration ; quel type de synthés et quelle carte de son avez-vous ? Comment avez-vous branché vos synthés et quel type de logiciel utilisez-vous ?

      Marnix | Bax Music

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