Chez Bax Music, vous trouverez toute une variété de micros avec des caractéristiques différentes. Dans cet article, nous allons voir les principaux termes à connaître pour déchiffrer les principales caractéristiques d’un micro.


Comment fonctionne un micro ?
Un microphone (ou micro) est un transducteur électro-acoustique dont la fonction est de transformer une énergie acoustique (ondes sonores) en une énergie électrique (signal audio). Chaque micro est équipé d’un diaphragme (ou membrane). Il s’agit d’un matériau fin comme le papier, le plastique ou l’aluminium qui se déplace au rythme des vibrations acoustiques des ondes sonores. Ces vibrations sont converties par d’autres composants du micro en une charge électrique et ensuite en un signal audio.
Micros : comprendre leurs caractéristiques

Types de micro
Les micros peuvent être divisés en deux grands groupes : dynamiques et à condensateur.
Les micros dynamiques sont équipés d’une membrane, d’une bobine et d’un aimant. Robustes, ils sont parfaitement résistants aux aléas de la scène. Les micros dynamiques supportent de niveaux sonores élevés et s’avèrent être idéals pour amplifier le chant, les amplis guitare et certains instruments à vent ou de percussion. Parmi les centaines de micros dynamiques disponibles, aucun n’est plus populaire que le Shure SM58 (voir photo).
La plupart des micros à condensateur nécessitent une alimentation fantôme (fournie par un appareil d’enregistrement) pour fonctionner. Par rapport aux micros dynamiques, ils sont plus sensibles et offrent un son plus naturel et détaillé. Par conséquent, les micros à condensateur conviennent parfaitement pour enregistrer la voix ou des instruments acoustiques en studio. Notez qu’ils ne supportent pas de très gros volumes. Le modèle C 414 XLII signé AKG est un micro à condensateur que l’on retrouve dans de nombreux studios.

Directivité, plage de fréquences, réponse en fréquence, sensibilité, pression acoustique maximale et impédance
La directivité d’un micro indique sa sensibilité selon la provenance du son par rapport à son axe. Grosso modo, il y a trois directivités typiques que l’on retrouve couramment dans la conception d’un micro :
1. Le micro omnidirectionnel capte le son provenant de toutes les directions
2. Le micro unidirectionnel capte le son provenant d’une seule direction (cardioïde et hypercardioïde)
3. Le micro bidirectionnel capte le son provenant de l’avant et de l’arrière, mais presque rien de chaque côté

Dans le mode d’emploi d’un micro, vous trouverez normalement une représentation graphique de sa directivité. C’est ce qu’on appelle le diagramme polaire d’un micro. Certains micros sont dotés d’une directivité commutable. Le tout nouveau Neumann TLM 107 en est un exemple (voir photo).
Micros : comprendre leurs caractéristiques
La plage de fréquences d’un micro détermine son aptitude à restituer les fréquences qu’il capte (par exemple les fréquences comprises entre 20 Hz et 20 kHz).

La réponse en fréquence indique la précision dans la plage de fréquences spécifiée. Elle est mesurée par son intensité en décibels (dB) et sa fréquence en Hertz (Hz). La valeur correspond à la manière dont le micro réagit aux sons. Une réponse de fréquence plate signifie que le micro est sensible à toutes les fréquences sur toute sa plage de fonctionnement. Aucune fréquence n’est exagérée ou atténuée. En résulte une représentation plus précise du son original. Le micro Shure SM 81 par exemple, dispose d’une réponse en fréquence plate. Notez qu’une réponse en fréquence plate n’est pas toujours souhaitable. Il est recommandé d’opter pour un micro dont la réponse en fréquence est optimisée pour votre application.

Si, par exemple, vous utilisez un micro dont la réponse en fréquence est optimisée pour la voix humaine, celui-ci captera mieux la voix dans un environnement avec beaucoup de bruits de fond graves. De plus, optez toujours pour un micro qui convient à votre application. N’utilisez donc pas un micro de chant pour amplifier une grosse caisse.

La sensibilité d’un micro correspond à la tension de sortie fournie par le micro lorsqu’il est soumis à une pression acoustique. Cette valeur est donnée pour une fréquence de 1 kHz et s’exprime en millivolts par pascals (mV/Pa) ou encore en décibels-volts par pascals (dBV/Pa) suivant les fabricants. Plus la valeur est proche de zéro, plus le micro est sensible. Le micro Gemini 5 signé SE Electronics, par exemple, est équipé d’une sensibilité de -30 dB.
Micros : comprendre leurs caractéristiques
La pression acoustique maximale indique le niveau maximum pouvant être supporté avant saturation de la membrane, voire de sa dégradation. Elle dépend aussi du type de micro. Cette caractéristique est très importante si vous souhaitez effectuer des prises de son de proximité, par exemple si vous voulez enregistrer des batteries ou des baffles guitare/basse. La valeur est mesurée en dB SPL pour un taux de distorsion (THD) de 1%. La plupart des micros disposent d’un niveau de pression acoustique maximale compris entre 110 et 150 dB. Le Sennheiser E 965, par exemple, supporte une pression acoustique maximale de 140 à 149 dB.

L’impédance représente la résistance du micro au courant électrique. Elle est exprimée en ohms (Ω). Il existe une longueur maximale de câble entre le micro à haute impédance et son entrée. Si le câble est trop long, on risque de perdre les aigus et le niveau de sortie. Mais en utilisant des micros et des câbles de basse impédance, la longueur du câble importe peu et on ne risque aucune perte. Les micros à faible impédance (< 600 ohms) conviennent pour la plupart des cas.

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